Aller au contenu principal
Ossalys Écrire à Ossalys
calendrier

Quels mois de l’année fragilisent le plus votre régularité, et comment les anticiper ?

Une pratique ne s’arrête presque jamais par manque de volonté: elle s’arrête à des moments précis de l’année, toujours les mêmes. Ce calendrier passe les douze mois en revue, nomme les périodes qui font décrocher et indique ce qu’il faut préparer en amont pour traverser chacune sans repartir de zéro.

Publié le Mis à jour le 12 minutes de lecture Par Jimenez Julien

Femme d’une cinquantaine d’années dans une entrée lumineuse, en train de lacer une chaussure de marche, un tapis de sol roulé contre le mur

calendrier, versé à L’Atelier des appuis le 3 septembre 2026

Trois périodes cassent la régularité, et ce sont presque toujours les mêmes: la seconde moitié de janvier, quand une reprise partie trop fort retombe d’un coup; la fin juillet et le mois d’août, quand le repère de la semaine disparaît avec les vacances; et la traversée de la mi novembre au premier janvier, quand la lumière tombe tôt et que les soirées se remplissent.

Une quatrième période fragilise sans se faire remarquer: la rentrée de septembre, qui ne provoque pas d’arrêt immédiat mais occupe l’agenda. Les créneaux que vous ne réservez pas dans les deux premières semaines de septembre, vous ne les récupérez pas avant février.

Ces moments sont datés, donc ils s’anticipent. Le calendrier qui suit passe les douze mois en revue et donne la mesure concrète à préparer un mois à l’avance.

Janvier et février: la reprise trop ambitieuse et le froid

Janvier ne manque ni d’énergie ni de bonne foi. Il manque de dosage. C’est le mois où la décision est la plus forte et où le volume choisi est le moins tenable.

Le piège de la résolution de janvier

Le schéma se répète: décision prise le premier janvier, quatre séances par semaine annoncées, trente ou quarante minutes chacune. La première semaine tient. La deuxième se réduit à deux séances. La troisième saute.

Ce qui s’est passé n’est pas un renoncement, c’est un calendrier impossible qui rencontre une semaine ordinaire. Une réunion tardive, un rhume, un week end chez vos parents, et l’édifice tombe parce qu’il n’avait aucune marge.

Le froid ajoute sa part: la pièce où vous vouliez pratiquer est la plus fraîche du logement, et l’envie de s’allonger sur un tapis à dix neuf heures est faible. Les erreurs de reprise qui transforment les bonnes intentions en douleur se concentrent presque toutes sur ces trois semaines.

Ce qu’on prépare en décembre pour ne pas le vivre

La contre mesure ne consiste pas à viser plus haut, mais à définir un plancher hebdomadaire que vous tiendrez même dans une mauvaise semaine. Ce plancher se fixe en décembre, pas le premier janvier.

  • Deux séances de dix minutes par semaine, jours fixes, écrites dans l’agenda avant les fêtes.
  • Un coin de séance prêt en permanence: tapis déroulé ou accessible en trois secondes, chaise stable d’appui, chaussettes antidérapantes.
  • Une variante assise ou douce décidée à l’avance pour les jours de fatigue, afin de ne jamais choisir entre la séance complète et rien.
  • Une règle écrite: une semaine manquée ne s’annule pas, elle se reprend un cran en dessous.

Mars à mai: la fenêtre la plus favorable de l’année

C’est la période où tout joue en votre faveur: les jours s’allongent, les températures deviennent tempérées, l’agenda est plus stable qu’en septembre et la marche extérieure redevient agréable. C’est là que la progression se construit.

Allonger les séances avant que la chaleur n’arrive

Le printemps est le bon moment pour passer de dix à quinze minutes, puis à vingt, et pour ajouter de la charge sur les jambes et le dos. Une seule variable change à la fois: soit la durée, soit la charge, soit la difficulté d’un appui, jamais les trois la même semaine.

Profitez en pour reprendre la marche longue en complément, sachant ce que chaque option couvre et ce qu’elle laisse de côté, comme le détaille notre comparaison entre marche quotidienne, cours collectif et renforcement à domicile.

Le bon moment pour un point médical si vous en repoussez un

Si une consultation traîne depuis l’automne, le printemps est la période raisonnable pour la poser: les congés d’été des cabinets n’ont pas commencé, et vous avez plusieurs semaines de pratique derrière vous à raconter, ce qui rend l’échange beaucoup plus utile qu’un rendez vous pris à froid.

Juin à août: chaleur, vacances et perte du repère hebdomadaire

L’été n’arrête pas la pratique par la chaleur seule. Il l’arrête parce que la semaine perd sa forme: plus de rythme fixe, plus de lieu habituel, et souvent plus de tapis.

La séance courte du matin pendant les fortes chaleurs

Pendant les périodes de forte chaleur, la logique est simple: déplacer la séance tôt le matin, dans la pièce la plus fraîche, réduire la durée de moitié, boire avant et après, et renoncer à toute progression pendant l’épisode. On entretient, on ne construit pas.

La version voyage: sans matériel, sans tapis, en dix minutes

La séance de voyage n’a pas besoin d’être bonne, elle a besoin d’exister. Elle se fait pieds nus ou en chaussettes antidérapantes, dans une chambre, avec une chaise et un mur.

  1. Se lever d’une chaise et se rasseoir lentement, plusieurs fois, bras croisés sur la poitrine si vous le pouvez.
  2. Fentes arrière courtes, une main posée sans crispation sur le dossier de la chaise.
  3. Poussées contre le mur, mains à hauteur d’épaules, coudes qui descendent le long du corps.
  4. Montées sur la pointe des pieds, avec un appui léger sur le bord d’un meuble stable.
  5. Appui sur une jambe près du lavabo ou du mur, quelques secondes de chaque côté.
  6. Ouverture des épaules dos au mur, puis deux minutes de respiration et de mobilité des hanches.

Trois de ces séances dans un séjour de deux semaines suffisent à conserver le repère. La rentrée se fait alors depuis votre niveau réel, et non depuis zéro.

Septembre et octobre: la vraie rentrée de la pratique

Septembre est un meilleur mois de départ que janvier: la lumière est encore bonne et la décision se prend dans le calme plutôt que dans l’élan collectif du premier janvier.

Refaire le relevé de départ à l’identique

La rentrée est le moment de reprendre les mêmes mesures qu’au printemps, dans les mêmes conditions: même chaise, même heure de la journée, mêmes chaussures ou mêmes pieds nus, même façon de compter. Sans cette identité de conditions, la comparaison ne veut rien dire.

Le protocole complet figure dans notre méthode d’auto bilan de force, d’équilibre et de mobilité à domicile. Notez le résultat par écrit: c’est ce qui vous portera en novembre.

Poser les créneaux dans l’agenda avant que la saison ne se remplisse

Entre le quinze septembre et le quinze octobre, les engagements se fixent pour l’année: chorale, association, garde des petits enfants, aide à un parent âgé, reprise des réunions tardives. Ce qui n’est pas posé sera pris.

Écrivez trois créneaux hebdomadaires comme vous écririez un rendez vous médical, avec un jour et une heure.

Novembre et décembre: lumière courte, fatigue et sols glissants

À partir de la mi novembre, la nuit tombe avant la fin de la journée de travail, l’humidité s’installe et les trottoirs se couvrent de feuilles mouillées, puis parfois de verglas. La marche extérieure du soir disparaît presque partout.

Déplacer la séance à l’intérieur et l’équilibre en priorité

C’est le moment de l’année où le travail d’équilibre compte le plus, précisément parce que les sols deviennent glissants et que les déplacements se font dans une lumière faible. L’intérieur devient le lieu par défaut, et ce n’est pas un pis aller.

Gardez le renforcement des jambes et du dos, ajoutez systématiquement deux minutes d’appui sur une jambe près d’un plan de travail, et travaillez les changements d’appui, le demi tour, le pas en arrière. Ce sont les gestes qui se jouent dans un escalier mal éclairé.

Traverser les fêtes sans annuler la semaine entière

La règle de décembre tient en une phrase: réduire la durée, garder la fréquence. Trois séances de sept minutes valent mieux qu’une seule séance de vingt minutes suivie d’un silence de quinze jours.

Ce n’est pas la séance qui compte à ce moment de l’année, c’est la place qu’elle garde dans la semaine.

Les rendez vous à poser en amont dans l’année

Une partie de la régularité se joue hors des séances, dans des rendez vous qui se prennent des semaines à l’avance.

Consultation du médecin traitant et bilans proposés à certains âges

La consultation du médecin traitant est le point d’appui de tout le reste: c’est là que se discutent une douleur qui dure, une adaptation de la pratique, l’intérêt éventuel d’un examen. Elle se prend au printemps ou à l’automne, jamais dans l’urgence de janvier.

L’assurance maladie propose par ailleurs un rendez vous de prévention à certains âges clés de la vie adulte, dont les modalités sont présentées sur le site de l’assurance maladie. Vérifiez si votre tranche d’âge est concernée: c’est une occasion de poser vos questions d’activité physique dans un cadre prévu pour cela.

Kinésithérapie, examens sur indication et renouvellements

Les séances de kinésithérapie se prescrivent, se planifient et se renouvellent: si un cycle est en cours, anticipez la fin de série et la consultation de renouvellement plutôt que de laisser un trou de six semaines. Préparez chaque séance avec vos relevés, comme le détaille notre liste de ce qu’il faut réunir avant un rendez vous chez la kinésithérapeute.

L’ostéodensitométrie, elle, se réalise sur indication médicale et non en dépistage de routine: c’est votre médecin qui juge si votre situation la justifie. N’en faites pas un rendez vous annuel imaginaire. En revanche, un contrôle de la vue à jour compte réellement pour votre équilibre, et il se programme facilement au printemps.

PériodeCe qui fragilise la régularitéLa mesure à préparer avant
Janvier et févrierVolume trop élevé, froid, absence de margeFixer en décembre un plancher de deux séances courtes
Mars à maiRien de particulier, période favorableProgrammer la progression et les consultations repoussées
Juin à aoûtChaleur, déplacements, perte du rythme hebdomadaireÉcrire la séance de voyage de dix minutes avant de partir
Septembre et octobreAgenda qui se remplit en trois semainesRefaire le relevé et bloquer trois créneaux fixes
Novembre et décembreLumière courte, sols glissants, fêtesBasculer à l’intérieur, réduire la durée, garder la fréquence

Votre année ne se joue pas sur la motivation mais sur cinq décisions prises un mois avant la période qu’elles protègent: un plancher en décembre, une progression au printemps, une séance de voyage en juin, des créneaux en septembre, un repli à l’intérieur en novembre.

C’est la logique de suivi que porte Ossalys: une progression qui monte quand la séance devient facile, redescend d’un cran après une interruption, et propose la variante assise ou douce le jour où vous n’avez que dix minutes. Le déroulé se lit sur la page de présentation des parcours Ossalys.

Si vous décrochez chaque année aux mêmes semaines, décrivez votre calendrier réel et demandez une démonstration d’Ossalys: la réponse portera sur vos périodes fragiles, pas sur une année théorique.

Ce qu’Ossalys suit, et ce qu’il ne remplace pas

Ossalys part d’un auto bilan non médical de mobilité, d’équilibre, de douleurs déclarées, de matériel et de temps disponible, puis propose des séances de dix à vingt minutes en variante assise, douce ou dynamique, avec un repère d’arrêt annoncé avant chaque série. La progression suit ce que vous déclarez semaine après semaine, jamais un calendrier théorique.

Aucun diagnostic n’est posé et aucun suivi médical n’est remplacé. Devant une douleur vive, un gonflement, un blocage articulaire, une chute récente ou un compte rendu d’ostéodensitométrie que vous ne savez pas interpréter, parlez en d’abord à votre médecin traitant, à une kinésithérapeute ou à une maison sport santé proche de chez vous.

Avant votre première séance

Reprenez de la force chez vous, à un rythme qui tient douze semaines

Vous décrivez votre situation en quelques lignes, votre âge, votre niveau actuel, vos douleurs éventuelles et le temps réellement libre dans votre semaine. Nous vous répondons personnellement et nous vous indiquons par quel parcours commencer, en variante assise, douce ou dynamique.

Aucun paiement en ligne, aucune coordonnée bancaire demandée dans le formulaire, aucune injonction sur la silhouette. Vous gardez la main sur votre carnet de progression, que vous pouvez imprimer pour votre kinésithérapeute ou votre médecin traitant.

Décrire votre situation à Ossalys
Portrait de Jimenez Julien, auteur et éditeur d’Ossalys

Jimenez Julien

Auteur et éditeur d’Ossalys

Il a passé deux ans à écouter des femmes de cinquante à soixante ans, des kinésithérapeutes libérales et des éducatrices en activité physique adaptée, pour comprendre pourquoi tant de reprises sportives s’arrêtent à la sixième semaine. Il n’est ni médecin ni coach sportif : son travail consiste à mettre par écrit ce qu’une femme peut vérifier, mesurer et tenir chez elle, sans salle de sport et sans injonction minceur.

Le parcours de Jimenez Julien et la méthode de travail d’Ossalys

Rester dans l’atelier

À lire aussi dans L’Atelier des appuis

Trois articles voisins, qui prolongent celui que vous venez de lire et gardent la même règle : des gestes vérifiables, des démarches françaises réelles, aucune promesse de silhouette.