Celui qui écrit et qui répond
Jimenez Julien, fondateur d’Ossalys
Je construis des logiciels utiles à des métiers et à des situations précises. Ossalys est né d’une observation simple faite dans des salles d’attente de cabinets de kinésithérapie : les femmes qui poussent la porte après cinquante ans veulent redevenir solides, et personne ne leur propose un cadre qui parle ce langage.
Éditeur du service : MLJ, SASU immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Paris. Directeur de la publication et signataire de tous les contenus publiés sur ce site.
Pourquoi ce produit précis, et pas un logiciel de sport de plus
Le point de départ n’a rien d’une intuition de bureau. Pendant plusieurs mois, j’ai suivi le quotidien de deux cabinets de kinésithérapie, l’un en centre ville, l’autre dans une commune de dix mille habitants. J’y venais pour un tout autre sujet, la gestion des rendez vous. Ce sont les conversations entendues entre deux séances qui ont tout déplacé.
Une patiente de cinquante six ans expliquait qu’elle avait acheté un abonnement à une application de sport, qu’elle avait tenu onze jours, et qu’elle avait arrêté quand son genou avait gonflé après une séance de fentes sautées. Une autre racontait que sa fille lui avait installé un programme de remise en forme dont toutes les vidéos étaient tournées par une femme de vingt cinq ans en tenue moulante, dans une salle noire éclairée au néon. Une troisième venait de recevoir un résultat d’ostéodensitométrie mentionnant une ostéopénie, avec une consigne orale : faire du renforcement musculaire. Elle est repartie avec cette phrase et rien d’autre.
Le même vide revenait à chaque fois. Entre l’ordonnance de rééducation, qui s’arrête au bout de dix séances, et l’offre grand public de fitness, qui parle minceur et performance, il n’existait aucun cadre pour la période la plus longue : celle où il faut simplement entretenir sa force, sa mobilité et son équilibre pendant des années, seule, chez soi, sans se blesser.
J’ai commencé par écouter. Vingt six entretiens avec des femmes de quarante neuf à soixante trois ans, dans cinq départements, sans grille de questions marketing. Ce qu’elles disaient revenait avec une régularité frappante. Elles ne voulaient pas maigrir en priorité : elles voulaient pouvoir porter un sac de courses jusqu’au troisième étage, ne plus craindre le verglas devant l’immeuble, se relever d’un tabouret bas sans chercher un appui des deux mains. Elles ne voulaient pas non plus qu’on leur parle comme à des personnes fragiles. Le mot qui revenait le plus souvent était solide.
La deuxième série d’entretiens a été menée auprès de professionnels : six kinésithérapeutes libérales, deux éducatrices en activité physique adaptée exerçant dans une maison sport santé, une sage femme qui reçoit des femmes en périménopause pour des questions de périnée. Leurs remarques ont façonné les garde fous du produit bien plus que mes idées de départ.
Trois phrases qui ont changé le produit
Une kinésithérapeute : « Ce qui blesse, ce n’est pas l’exercice, c’est l’exercice fait à la vitesse de la vidéo. » Les séances d’Ossalys sont donc filmées au rythme réel, sans montage accéléré, avec des temps d’installation avant chaque série.
Une éducatrice en activité physique adaptée : « Si la variante assise n’existe que sur trois exercices, elle ne sert à rien. » Le catalogue entier est donc décliné en trois variantes, sans exception.
Une utilisatrice de cinquante huit ans : « Le jour où j’ai raté deux séances, l’application m’a envoyé un rappel de félicitations pour ma série de sept jours. J’ai désinstallé. » Les rappels d’Ossalys ne comptent aucune série et ne signalent aucun retard.
Ce que j’ai appris sur le terrain, et qui n’était pas dans les études
La première surprise a porté sur le matériel. Je pensais que la barrière serait le prix des haltères ou de la bande élastique. Elle était ailleurs : beaucoup de femmes n’osaient pas s’allonger au sol, non par manque de force, mais parce qu’elles n’étaient pas certaines de pouvoir se relever seules dans leur salon. Nous avons donc construit les quatre premières semaines entièrement debout ou assises, et ajouté un mouvement dédié au relevé du sol, enseigné en cinq temps, en semaine six.
La deuxième surprise concernait la douleur. Une application qui demande simplement « avez vous mal ? » reçoit des réponses inutilisables, parce que la question est trop large et parce qu’une femme habituée à une gêne chronique répond non par habitude. Nous avons remplacé cela par trois curseurs très concrets, remplis après la séance, sur la facilité ressentie, la douleur pendant le mouvement et l’énergie du jour. Ce sont ces trois valeurs qui pilotent la progression, et rien d’autre.
La troisième surprise a été la place du regard des autres. Plusieurs femmes ont expliqué qu’elles pratiquaient portes fermées, sans en parler à leur entourage, par crainte d’être moquées ou plaintes. Cela a écarté définitivement toute fonction sociale comparative : pas de classement, pas de partage de performance, pas de badge. Le seul dispositif collectif d’Ossalys est le groupe fermé de douze participantes de la formule Cordée encadrée, où l’on se voit en visioconférence et où personne ne mesure personne.
La quatrième leçon vient du calendrier français. Les interruptions ne sont pas aléatoires : elles tombent aux vacances scolaires, en période de garde des petits enfants, et au moment des rendez vous médicaux de fin d’année. Le parcours de douze semaines a donc été conçu pour supporter une pause de deux semaines sans repartir de zéro, avec une reprise systématiquement calée un cran en dessous du dernier niveau tenu.
Mes convictions produit
Un logiciel de pratique, jamais un dispositif de soin
Ossalys ne pose aucun diagnostic, ne lit aucun résultat d’examen et ne prescrit rien. Quand une réponse de l’auto bilan sort du cadre, l’application le dit clairement et renvoie vers le médecin traitant, une kinésithérapeute, une sage femme ou une maison sport santé. Cette frontière n’est pas une précaution juridique de façade : c’est la condition pour que des professionnels de santé acceptent de recommander l’outil à leurs patientes.
La régularité vaut mieux que l’intensité
Trois séances de dix minutes tenues pendant douze semaines produisent davantage qu’une séance d’une heure faite deux fois puis abandonnée. Tout le produit est construit autour de cette évidence, souvent répétée et rarement appliquée : durées courtes, séances de secours de six minutes, reprise en douceur, absence totale de culpabilisation.
Le corps n’est pas un projet esthétique
Aucun champ de poids, aucune mensuration, aucune photo avant et après. Une utilisatrice qui souhaite perdre du poids en parlera à son médecin ou à une diététicienne : ce n’est pas le sujet d’Ossalys, et prétendre le contraire serait à la fois malhonnête et contre productif.
La preuve se lit dans les carnets, pas dans les notes
Nous ne publions aucune note moyenne ni aucun avis étoilé. Ce que nous montrons, ce sont des carnets de progression anonymisés, avec l’accord de leurs autrices, et les remarques écrites de kinésithérapeutes partenaires sur la clarté des consignes. C’est plus lent à construire et beaucoup plus vérifiable.
Un prix lisible, sans engagement
Onze, dix neuf ou trente quatre euros par mois, toutes taxes comprises, résiliables à tout moment. Aucune remise agressive, aucune offre à durée limitée, aucun paiement en ligne sur ce site : l’abonnement se met en place après un échange, quand le parcours adapté a été identifié avec vous.
Comment Ossalys est fabriqué au quotidien
Les mouvements sont sélectionnés avec des professionnels de l’activité physique adaptée, puis filmés avec des femmes de cinquante à soixante ans qui pratiquent réellement. Aucune démonstratrice n’a moins de quarante cinq ans, aucune séance n’est tournée en salle. Le tournage se fait dans des pièces de vie ordinaires, avec une chaise, un mur, un tapis, parfois une bande élastique.
Chaque nouvelle séance passe par trois relectures avant publication : une relecture technique sur le placement et la sécurité, une relecture de langue pour retirer tout vocabulaire de performance ou de minceur, et un essai réel par un groupe de huit utilisatrices volontaires qui signalent ce qui n’est pas clair. Une séance sur cinq est réécrite après cet essai.
Je réponds personnellement aux messages envoyés depuis le formulaire du site, sous un jour ouvré, deux au maximum. Quand une question relève du soin, je le dis et j’oriente. Quand elle relève de la pratique, j’y réponds précisément, et il arrive souvent que la réponse serve ensuite à corriger une consigne dans l’application.
Ce que j’ai écrit dans L’Atelier des appuis
Le magazine du site rassemble neuf articles, tous mis en ligne le 3 septembre 2026, le jour de l’ouverture d’Ossalys. Ils suivent la même règle que l’application : des gestes vérifiables, des démarches françaises réelles, aucune promesse sur la silhouette. L’ordre du sommaire va du plus structurant, l’auto bilan de départ, au plus prospectif, l’évolution de l’accompagnement de la force féminine.
- Comment mesurer votre force et votre équilibre chez vous avant de reprendre ?
Guide pratique, publié le , environ 8 minutes de lecture.
- Que change vraiment une ordonnance d’activité physique adaptée après cinquante ans ?
Réglementation, publié le , environ 8 minutes de lecture.
- Quelles erreurs de reprise transforment vos bonnes intentions en douleur puis en abandon ?
Erreurs à éviter, publié le , environ 8 minutes de lecture.
- Marche quotidienne, cours collectif ou renforcement chez vous, que choisir pour vos os ?
Comparatif, publié le , environ 9 minutes de lecture.
- À quoi ressemblent douze semaines de renforcement après un résultat d’ostéopénie ?
Cas d’usage, publié le , environ 9 minutes de lecture.
- Quelles informations réunir avant de montrer votre carnet de séances à une kinésithérapeute ?
Checklist, publié le , environ 7 minutes de lecture.
- Quels mois de l’année fragilisent le plus votre régularité, et comment les anticiper ?
Calendrier, publié le , environ 8 minutes de lecture.
- Combien vous coûte une année de bonnes résolutions sportives qui ne tiennent pas ?
Chiffrage, publié le , environ 8 minutes de lecture.
- Qu’est ce qui change dans l’accompagnement de la force des femmes après cinquante ans ?
Tendances, publié le , environ 8 minutes de lecture.
Le sommaire complet, avec les extraits et les images, se trouve sur la page du magazine, L’Atelier des appuis.
L’éditeur, MLJ
Ossalys est édité par MLJ, société par actions simplifiée unipersonnelle au capital de 500,00 euros, immatriculée sous le SIREN 934 769 837, inscrite au registre du commerce et des sociétés de Paris depuis le 30 octobre 2024 et inscrite au répertoire national des entreprises. Le numéro de TVA intracommunautaire est FR44934769837.
MLJ conçoit et exploite des logiciels destinés à des usages précis, en France, avec une règle constante : pas de mesure d’audience, pas de revente de données, pas de publicité. Le site que vous lisez ne dépose aucun cookie de suivi et n’affiche aucun bandeau de consentement, parce qu’il n’en a pas besoin. Les détails figurent dans les mentions légales, la politique de confidentialité et les conditions générales d’utilisation.
Une question sur votre situation ?
Décrivez en quelques lignes votre niveau actuel, vos douleurs éventuelles et le temps dont vous disposez. Vous recevrez une réponse écrite, personnelle, sous un jour ouvré.